Joël Devillet

Dans son homélie d’adieu, il souligne que ses moments les plus précieux ont été ceux passés aux côtés des prisonniers, des personnes séparées, divorcées ou remariées ou encore des réfugiés et des sans-papiers. Mais pas de mots pour les victimes de pédophilie de la part de celui qui a pourtant été mis en cause et condamné pour ne pas avoir suffisamment pris ses responsabilités dans un dossier concernant un abbé pédophile. Réponse de Mgr Léonard : "On en a eu au moment où le problème était aigu et où il se posait. Je pense que depuis lors, on a trouvé dans l’Eglise catholique de Belgique une manière d’écouter les victimes, de leur rendre justice, qui a été honnête, qui a été appréciée et qui a été vécue en collaboration avec la commission parlementaire créée à ce sujet. (…) En ce qui me concerne personnellement, il est vrai qu’en appel on m’a attribué une responsabilité de 5% dans la situation de la victime d’un prêtre que je n’ai jamais voulu protéger, parce que je n’avais aucune raison de le protéger - c’était plutôt un adversaire public… Je ne trouve pas ça tout à fait correct mais un jugement est un jugement et si ce jugement a pu faire du bien à la victime, je m’en réjouis sincèrement car il s’agit d’une personne pour laquelle j’avais et ai toujours une grande estime".